Bio



Née au Maroc, Florence Régnier a vécu en Afrique, au Moyen-orient et en Asie. Elle vit et travaille en France. Elle a aussi cheminé au Chili, en Australie, en Afrique du Sud, au Japon, au Myanmar, en Inde.

L’artiste conduit une démarche de plasticienne nourrie de ses différents déplacements et recherches de matières. Elle s’initie très jeune à la tapisserie, obtient une Maîtrise en Arts Plastiques à l’université de Paris 8. En parallèle, elle se forme à l’aquarelle et à la peinture chinoise. Plus tard, tout en ayant engagé sa pratique artistique, elle se forme à la Manufacture des Gobelins et l’Ecole Boulle à Paris, en peinture à Singapour auprès de l’artiste Lim Choon Jin, qui marque profondément son lien à la lumière, également à la calligraphie avec le Maître Juay Phing Lim, à la sérigraphie aux Beaux-Arts de Pau et aux arts textiles avec Louise Lemieux Bérubé lors d’une résidence d’un an au Centre des Textiles contemporain de Montréal.

Florence Régnier participe à de nombreuses expositions au Maroc, en France, au Canada, aux Émirats Arabes Unis, en Angola, à Singapour. En 2006, elle réalise sa première exposition solo à la Fondation Culturelle d’Abu Dhabi, qui sera suivie de plusieurs autres parmi lesquelles celle du Centre des Arts Holistiques à Paris ou de la galerie Celamar à Luanda en 2014. Ainsi elle a également exposé en collectif, notamment au Salon de Montrouge, à la Galerie Intersections à Singapour, à la Villa du parc de Ducontenia ou encore à la Galerie Omnibus de Tarbes ou dans la chapelle Saint-André du Château de Corbelin.

Ses œuvres textiles s’exposent, qu’elles soient sculptures, installations, tableaux ou trames et pulpes de papier. Son travail a été récemment présenté au Musée Jean Lurçat de la tapisserie contemporaine à Angers.

Voici quelques références importantes pour elle actuellement, des œuvres qui la stimulent et l’inspirent :

Lim Choon Jin, artiste singapourien qui a été son maître de peinture et Zao Woo Ki qui ont en commun une recherche sur la couleur, la lumière comme un langage poétique.

Rada Tzankova qui trace des lignes fortes et tend des passerelles en travers du vide.

Abdelkadder Benchamma,  « dont le dessin, son medium de prédilection, ne se conçoit pas comme un objet fixe

mais comme une énergie envahissant l’espace et le temps. »

Olga de Amaral, pour son usage sémantique des fibres, pour qui chaque fil est un mot.

Fabienne Verdier dont Stéphane Lambert parle des formes invisibles dans son oeuvre.